Pour une école en grand : priorité nationale, priorité locale

| 12 mars 2014 | 0 Commentaire

Alors que se prépare déjà la rentrée scolaire 2014, les citoyens de Cergy vont devoir choisir un maire et son équipe pour les 6 prochaines années.

La coordination FCPE de la ville de Cergy s’adresse aujourd’hui aux cergyssois afin d’attirer leur attention sur les difficultés que nous constatons et qui ont un impact direct sur l’avenir de nos enfants.

Nouveaux rythmes scolaires – Plaçons vraiment l’enfant au centre !

Dans la nouvelle organisation de la semaine, nous souhaitons que les heures d’enseignement soient placées aux heures où l’attention des enfants est la plus importante, et inversement pour les temps d’activité périscolaire. Les périodes d’enseignement devraient donc être placées en fin d’après-midi. Sinon, cela constituerait une contradiction avec les études qui ont motivé cette réforme.
Nous espérons que si les journées comptent plus de 5h30 d’enseignement (ce que la réforme voulait éviter), ces longues journées seront justifiées par le Plan Educatif De Territoire.
Nous souhaitons enfin que les emplois du temps soient simples à gérer pour les familles et les enfants : les écoles maternelles et élémentaires devraient avoir des horaires proches et avec des horaires stables chaque jour. Les retours d’expériences montrent que les horaires d’école qui varient chaque jour ne conviennent pas aux plus jeunes enfants (jusqu’au CE2). En effet, ceux-ci se repèrent très mal dans le temps, et ces variations les perturbent.
Nous appelons l’éducation nationale et la ville à examiner ces principes de répartition des rythmes scolaires.

Concernant les temps d’activité sous la responsabilité de la mairie, nous nous félicitons que certaines de nos demandes aient été reprises dans le projet actuel :

  • proposer aux enfants des activités de qualité, financées par une nouvelle répartition des dépenses de la ville afin d’éviter une hausse des impôts locaux.
  • l’écoute de la demande majoritaire des parents pour une école le mercredi matin.
  • la possibilité pour tous les enfants de déjeuner à la cantine le mercredi midi, sans obligation de fréquenter le centre de loisirs le mercredi après-midi.
  • Néanmoins, nous demandons que chaque activité ait des objectifs définis et évalués en terme de compétences et soient clairement compréhensibles pour les enfants et leurs parents.

Enfants en difficulté – Se donner les moyens de passer des intentions aux actes

Sur le papier, les idées sont généreuses et les buts ambitieux.
Dans la réalité, les situations sont trop souvent honteuses, et les actions pas suffisamment efficaces par manque de moyens et de solutions réelles.
Les parcours scolaires des enfants en difficulté et ceux de leurs camarades en sont impactés.

Aujourd’hui encore, de nombreux enfants handicapés sont laissés à la seule charge de leur famille, sans perspectives, faute de places suffisantes dans les structures adaptées.
Aujourd’hui encore, des enfants « perturbateurs » sont insuffisamment accompagnés ou sont déplacés d’école en école, puis de collège en collège tels des « patates chaudes », en espérant vainement que ces changements leur apportent une solution. Ces enfants, loin d’être mauvais et irrécupérables, sont en réalité en souffrance, ne l’oublions pas. Mais la compassion est coupable si on ne fait rien de plus.

Afin de permettre à tous ces enfants des parcours dans des structures adaptées, nous appelons les décideurs à porter les moyens au niveau des besoins réels, sans demi-mesure.
Nous demandons que l’ensemble des acteurs impliqués (Éducation Nationale, collectivités locales, services sociaux, structures médicales, associations, …) soient mieux coordonnés afin d’être plus efficaces collectivement auprès de ces enfants et de leur famille.

Technologies numériques – Attention aux nouvelles inégalités

La vague du numérique touche à présent le monde de l’éducation, et pourrait déboucher sur des innovations majeures et imprévisibles.
Nous demandons que le déploiement des tablettes, des tableaux numériques interactifs (TNI), ou des environnements numériques de travail (ENT) soit généralisé rapidement (école, collège, lycée), afin de ne pas créer de nouvelles inégalités.
Les enseignants doivent aussi être concrètement accompagnés en interne afin de s’approprier ces outils et de les intégrer pleinement dans leur pédagogie.
Des dispositifs de maintenance, de support et de renouvellement doivent être prévus dès l’origine par les collectivités locales, afin de gérer durablement ces équipements et de ne pas dépendre des seules compétences bénévoles des enseignants.

Répartition des enseignants – Une politique d’affichage ?

Cette année beaucoup de postes ont été ouverts sur Cergy, et c’est une bonne chose après la période de pénurie organisée que nous avons connue précédemment.
Néanmoins, nous constatons qu’il n’y a plus de remplaçants disponibles : doit-on comprendre qu’on a déshabillé Pierre pour habiller Paul ?

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La Coordination FCPE de Cergy invite au débat sur ces questions, sans esprit partisan, et invite les candidats à se positionner publiquement. Nous interpellons en parallèle l’inspection académique sur ces sujets.

Chaque enfant de cette ville a le droit à :

  • un environnement de travail favorable à l’apprentissage et à son développement,
  • une pédagogie adaptée à ses possibilités mais au mieux de son potentiel,
  • un environnement sécurisé et équitable.

Nous voulons également que tous les acteurs de l’éducation prennent conscience du besoin urgent d’améliorer leur collaboration, et de dépasser les logiques de structures.
Si nous voulons être ambitieux pour l’avenir pour notre société, et pour les adultes en devenir que sont les enfants, c’est ensemble et maintenant que nous devons avoir le courage de faire tomber les barrières qui nous freinent.

Contact : Coordination FCPE de Cergy

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